Nous quittons l'hôtel de style britannique, mais avant séance de "maquillage" : la secrétaire de l'hôtel commence sa journée par appliquer du tanaka sur le visage. Tout un art !
Ensuite nous prenons la route pour l'embarcadère où les pirogues à moteur attendent les clients pour traverser le lac Inle.
Au Sud de la Charente, en limite du Périgord, Aubeterre sur Dronne est construit en amphithêatre autour d'une boucle de la Dronne. Ses venelles au charme méridional serpentent entre les maisons de pierre blanche. Ancienne place forte, le village est aujourd'hui labellisé " Plus Beaux Villages de France"
L’église troglodyte Saint-Jean, dite église monolithe, attire de nombreux visteurs.
Creusée au XIIe dans la falaise, la voûte de sa nef centrale, haute de plus de 20 mètres, en fait la plus vaste église souterraine d’Europe. A l’intérieur, on découvre un ensemble unique, formé d’un reliquaire en pierre de style roman et d’une piscine baptismale qui reste un mystère. Mais le plus extraordinaire reste cette nécropole, découverte en 1958 et contenant plus de 80 sarcophages de pierre…
Après la visite de la fabrique d'ombrelles nous reprenons la route pour Kalaw.
Kalaw se trouve sur l’extrémité ouest du plateau de Chan, à 1350m d’altitude environ. Elle fut établie comme station estivale par les britanniques.
Ce qui peut surprendre au début c'est de constater qu'il y a une grande diversité religieuse avec beaucoup de lieux de cultes à différents endroits de Kalaw et ses alentours.
La région est montagneuse, très agricole et habitée par sept minorités différentes qui cohabitent ensemble.
Les villageois des collines environnantes viennent vendre leurs produits dans la ville.
Les travaux du grand historien birman Than Tun ont montré, par l'étude du style des statues, que la grotte ne servit à cet usage qu'à partir du milieu du XVIIIe siècle.
Les statues les plus anciennes remontent à l'époque de la dynastie Konbaung (1752-1885), celle du troisième empire birman.
La présence d'un certain nombre de statues dont le style ressort du bouddhisme mahayana permet d'émettre la supposition que la grotte ait pu, à l'origine, servir de cachette pour les statues vénérées par une secte du grand véhicule qui aurait été persécutée. Le lieu est toujours révéré et, chaque année, des fidèles, et même certains touristes, apportent de nouvelles statues.
Au cœur de l'Etat Shan, la petite cité de Pindaya est dominée par une haute falaise calcaire dont la paroi recèle plusieurs grottes naturelles, et la plus grande d'entre elles, Shwe OO Min, renferme plus de huit mille bouddhas, dorés à la feuille pour la plupart, une forêt de statues et un véritable musée !
Selon la légende, le nom de Pindaya signifierait : « J'ai eu l'araignée ».
En effet, une araignée géante se serait emparée de sept princesses qu'elle aurait enfermées dans la grotte. Un prince, armé d'un arc et de flèches, tua l'araignée et épousa la plus jeune des princesses... On ignore encore pourquoi la grotte devint un sanctuaire bouddhique.
Sur la route vers Pindaya on rencontre des paysages ruraux surtout.
Une route sur laquelle on fait quelques haltes forcées, en raison de troupeaux sur la route.
Pindaya a un peuplement unique en Birmanie, qui tient plus de la tribu que de la minorité ethnique. Les Danu sont les descendants d'archers qui se distinguaient par leur courage. Ils ont leur propre dialecte.
Les paysans s’activent dans les champs. Avec leurs vieux outils et charrettes, on se croirait de retour au Moyen Âge.